La Virtual Association organise chaque année la Virtual Game Jam. C’est l’occasion pour les membres de se retrouver pour 48h de challenge et pour les curieux, de venir se frotter à la Réalité Virtuelle. Même si cette jam a la particularité d’imposer le support (Réalité Virtuelle), elle n’en reste pas moins … une jam. Voici quelques conseils utiles aux heureux jammers qui relèveront le défi !

Conseil #1 : S’aimer soi-même

Pendant la game jam, vous êtes votre meilleur allié ET votre pire ennemi. Vous pouvez sous le coup de l’excitation achever une quantité de travail impressionnante, mais si le sommeil se fait trop sentir, là c’est accumulation de boulettes ! Respectez votre minimum sommeil pour être opérationnel sur la durée. Pas la peine de tenir le plus longtemps possible pour finalement s’effondrer sous la table à 4h du rendu. Prenez le temps de boire, de manger, et faites des pauses si possible à l’extérieur avec vos amis.

Conseil #2 : Privilégier la simplicité

Lors d’une game jam, une erreur de débutant est d’imaginer un jeu trop compliqué. D’expérience, plus votre concept sera simple, plus vous arriverez à un résultat dont vous serez fier. Vous voulez faire un jeu hypper-réaliste ? Faites un jeu figuratif ou jouez sur la symbolique plutôt. Vous voulez faire un jeu en réseau ? Visez plutôt du multijoueur en local. Idem pour les niveaux, pour le contenu, et le gameplay : plus vous serez ambitieux et plus vous serez déçus. Ce sont les choses les plus simples qui marchent le mieux ! Rappelons que Tetris est le jeu le plus vendu de tous les temps par exemple, et qu’Angry Birds est le freemium le plus téléchargé sur smartphone (et non, je ne parlerai pas de Candy Crush Saga)… Une bonne technique pour ne pas être rattrapé par le temps est de partir sur un concept que vous pensez réalisable en 24h, plutôt qu’en 48h.

Conseil #3 : Idée, feuille, clavier.

« The prepared warrior wins the battle » – Sun Tzu, Général Chinois

Prenez le temps de poser vos idées sur papier, dessiner des mock-ups, ou même de tester un gameplay papier avant de vous jeter à corps perdu dans le code. Sur une jam de 48h, on peut raisonnablement prendre 2h pour définir le concept du jeu ou de l’application. Attribuez le temps nécessaire au brainstorming sans pour autant y passer des heures. Essayez d’analyser toutes les idées proposées afin de trouver l’idée qui rendra votre jeu unique ! Plus vous ferez de schémas sur papier, plus claires seront vos explications et meilleure sera la communication au sein de l’équipe ! Une fois le concept clair pour tout le monde, découpez sa réalisation en tâches simples et partagez le travail.

Conseil #4 : Prototyper pour avancer

En réalité virtuelle vous aurez le plus souvent un seul périphérique (casque, manette ou autre) pour toute l’équipe. Difficile de tester immédiatement l’effet de votre nouvelle feature magique ou de votre bouton stylisé. Une solution qui s’est montrée efficace plus d’une fois, est le prototypage. Le but est de pouvoir tester rapidement le gameplay, sans attendre d’intégrer de beaux graphismes (qui mettent souvent longtemps à arriver :p ), puis d’ajuster le jeu en fonction. Ça veut dire qu’on n’essaie pas de mettre d’animations, ni de visuels, ni même de jolis menus (même si on les prépare en parallèle), mais qu’on modélise les éléments de gameplay par des formes basiques. Le joueur pourra être par exemple un cube, et les ennemis des ronds, le monde un plan et des murs , etc… Rien ne remplace évidemment les rendus visuels finaux, mais l’idée est d’avoir un gameplay qui marche, avant de le rendre joli.

Conseil #5 : …It’s a feature.

Bloqués par un bug ? Ca ne marche pas comme vous le voulez ? Exploitez ce bug pour en faire un élément de jeu fun. Vous n’avez qu’un seul niveau ? Appelez-le « Battle Arena ». Pas de son ? C’est un jeu dans l’espace. Réveillez le hacker qui est en vous et n’ayez pas peur de faire du « quick fix », même sale, tant que ça marche (personne n’ira lire votre code ça on vous le garantie !). L’important est de ne pas se démoraliser à batailler trop longtemps avec un bug ou un détail difficile à faire. Tirer le meilleur d’une jam c’est essayer de toujours avancer.

 

Et dans le cas d’une jam réalité virtuelle, on ne peut que vous rappeler que tromper les sens du joueur c’est lui donner l’impression d’exister dans votre monde virtuel. Ça passe (entre autres) par la vue, par le fun et par l’ouïe !

PS : si vous êtes vraiment à court d’idées, essayez ce lien (mais on vous a rien dit hein ! )